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Vendredi 11 janvier 5 11 /01 /Jan 00:10
Je suis rentrée dans le salon de body-piercing pour une première fois. Des photo de tatouage partout, une vitrine propre et égayée, des sièges en rotin et des magazines étalés sur la table basse en verre. Le mec renseignait quelqu'un, la nana est venue vers moi.
"Bonjour, j'aimerais un piercing aux petites lèvres de la chatte."

Il y a neuf mois j'ai vu une photo d'un piercing génital féminin. Je ne pensais pas qu'on pouvait en faire là. Il avait l'air d'être au clito, un peu brutal. Il resortait du sexe avec applomb et classe. Il imposait une certaine idéologie, une conception particulière de la sexualité.
Il m'a fascinnée. J'ai ensuite appris qu'on ne le faisait pas au clito-même en général, mais sur le capuchon qui recouvre le bouton.
Faire des trous dans la peau relève d'une symbolique, mais c'est surtout devenu un phénomène de mode. Nombril, lobes d'oreilles, arcade sourcillière. Je ne voulais pas faire comme tout le monde. Mais je me souviens avoir attendu avec fébrilité mon premier trou aux oreilles à onze ans, et mon second à treize ans. J'avais été prise d'un malaise à cause de la douleur et de l'anxiété.
Faire des trous dans la peau, c'est avant tout pour le bijou. J'adore les bijoux. L'argent surtout. C'est une richesse qui a toujours imposé sur moi une attraction. Au fil du temps je grandis ma collection de bracelets, bagues, anneaux. Plus c'est discret et chic, plus j'aime.

Ce piercing est personnel, intime, sexy, érotique, obscène et provoquant. Il fait appel à l'imagination, aux liens qu'il crée entre le corps et l'esprit. Cela relève d'une forme de fétichisme. Souvent un anneau, surmonté d'une petite boule, il s'accroche à la grande ou petite lèvre, au capuchon ou au clito lui-même. L'anneau provoque chez moi un sentiment d'appartenance, d'attache violente, comme si mon sexe faisait partie intégrante de ma vie. Comme si je n'étais résumée qu'à ça, à la baise. Il me rappelle une certaine forme d'esclavage, mais axé sur la jouissance.
La petite boule c'est le clito, ou les bourses. C'est le plaisir qui monte, qui forme une masse chaude au fond de la vulve, et qui transcende le corps en un éclatement brutal.


J'ai rempli une fiche, signé, montré ma carte d'identité. La veille j'aurai pas pu, j'étais grande maintenant. Assez pour suivre le pierceur dans la salle au sous-sol. Le contact était facile, léger, direct. Il a ouvert le matériel sous mes yeux, stérilisé, j'ai parlé  un peu de moi. "Tu commences fort pour ton premier piercing" m'a t-il lâché. "T'as tout pour toi".

Il m'expliquait le processus en détail, je me suis assise sur le bord de la table, écarté les cuisses, et allongée, les jambes ballantes sur le côté. Il a désinfecté la lèvre droite, professionnel. On discutait toujours. Il m'a montrée à la glace le minou avec le petit point au feutre où il ferait le trou, ça me convenait, j'étais excitée. La pression montait. La douleur, je m'en foutais, je savais que ça allait percer aigü. Mais c'était l'inconnu. L'inconnu de cette douleur-là, l'inconnu d'une peur insidieuse en moi qui se mêlait à mes états d'âmes. Il a fourré sa tête dans ma chatte.
"J'y vais". J'ai senti l'aiguille me transpercer et me déchirer. Un sentiment extrême m'a envahi. Ma main s'est crispée sur mon ventre. Je me sentais. C'était incroyable. Je sentais mon corps hurler. Je sentais ma chair. Mon être. Plus fort que ma première pénétration. J'ai eu envie d'un orgasme tellement la sensation était acérée et véhémente.
Ca a été intense quarante secondes, puis il l'a retirée, et j'ai plus eu mal.
Il a glissé l'anneau, fermé et clipsé la boule. Désinfecté. Et j'ai souri. J'ai ris.

J'aurai à la refaire, je le referai. Sans hésiter une seconde.

En rentrant j'ai nettoyé avec les produits donné et fait les soins de ce bijou extrême. Le sang coulait comme vache qui pisse. Le lendemain ça s'est calmé.
Ca fait deux jours que je l'ai, je le sens pas. C'est l'avantage de ce piercing, douleur forte quelques secondes puis plus rien. Quelques frottements de temps en temps rappellent que mon sexe est sensible.

Abstinence totale pendant une semaine, puis c'est comme je le sens, si je suis sûre de mon partenaire, je peux. Il conseille un mois sans rien faire à cause des MST.
Sous la douche, j'ai pas tenu, j'ai visé le filet d'eau sur le clito, l'orgasme est venu. Il faisait chaud.
Par Paquette - Publié dans : Ma fleur
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