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Samedi 15 décembre 6 15 /12 /Déc 15:54
Etre addictif au sexe entraîne certains changements, voire bouleversements dans ma vie. Tout s'est fait petit à petit, insidieusement. Je ne saurai déterminer les causes, il y a tout un tas de raisons qui s'imbriquent les unes dans les autres. Au départ j'ai eu besoin d'écrire. Création de blog, concertation avec les copines. Puis je m'y suis attachée et je suis allée de plus en plus souvent sur l'ordi, sur le net, j'ai surfé sur une multitude de sites adultes, m'apportant la connaissance théorique du monde sexuel. En parrallèle je vivais de plus en plus de choses, je fantasmais sur des envies de plus en plus énormes, et puis extrêmes. Le sexe virtuel et réel se rejoignaient, se servait l'un de l'autre pour prendre de l'ampleur. Ils se sont accentués. Mon imagination débordait, mon corps réclamait.

La sensation de manque a commencé à s'imposer, malgré moi. Chaque fois que je me suis astreinte, en retour je suis devenue boulimique de la masturbation, de l'acte sexuel contenant pénétration, caresses, cunnis et pipes. Je n'en avais jamais assez. Je vis ça comme une révolution où je m'adonne corps et âme. Révolution de ma personnalité, de mon éducation.
J'ai compris que je devais garder mes expériences pour moi dans le réel, je n'en racontais que des bouts, ou implicitement. Les gens étaient déjà choqués que je dise me masturber tous les jours en moyenne... Les copines prenaient ma défense, on rigolait de ça. Je me suis amusée à choquer, à attirer le regard et la confrontation.
Un moment ce n'est plus devenu un jeu. Elles ne suivaient plus mon évolution, n'ont plus compris. Je me suis pris une première claque dans la gueule.

Un camarade de classe m'a accusée de raconter des mythos car j'avais laissé entendre avoir fait l'amour avec un mec de quarante-trois ans. Oui il avait une femme, mais je l'ai aussi fait avec sa femme. Son âge? quarante-six ans. Oui ils ont des gosses. Non je n'aime pas les femmes au-delà de la trentaine.
Pour affirmer ne pas aimer il faut soit subir un sentiment de répulsion, soit vivre l'expérience. Je n'avais pas de sentiment de répulsion envers elle mais je n'ai pas aimé, tout simplement. Ce jour-là j'en ai trop dit mais j'avais parlé trop vite pour m'arrêter au premier fait. Pourtant je lui ai caché la chose qui à mon sens me paraissait critiquable, c'était ma cousine.

Je vis une double vie. Toutes les deux fondamentalement différentes, elles n'ont qu'un lien entre elles: mon corps. Même mon esprit s'y perd parfois. Je cache ma vie de l'une à l'autre et vice-versa. Je fais attention à ce qu'elles ne débordent pas entre elles. Ces limites à respecter pour rempart m'enfoncent dans un sentiment de déchirure. Parfois intense. Lorsque je passe d'un état à un autre. De ma fabuleuse vie sexuelle à ma pauvre vie étudiante, familiale. Je ressens ce passage comme arrachée, démunie.  Maux de tête, insomnie puis hypersomnie. Le sexe m'apporte réconfort, force, éloge, bien-être mental et physique. Ma vie "normale" provoque stress, angoisse, faiblesse, insuffisance.
Il faut trouver un équilibre. Ajuster la balance.
Par Paquette - Publié dans : Ma fleur
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