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Jeudi 21 juin 4 21 /06 /Juin 09:00
Mon meilleur ami a eu l'occasion de m'appeler dimanche après-midi, pendant qu'il attendait sa correspondance à Lyon (voyages d'affaire). C'était la grisaille là-bas comme ici, à Paris. J'avais passé la journée au lit car j'étais absolument inapte au moindre truc. Une journée à dormir, rêver, nue et étalée dans mon lit... La couette entre mes jambes, la couette sous les pieds, la couette même, qui laisse voir mes fesses, le long de la fenêtre grande ouverte.
Il faisait chaud et humide.

Au bout d'une demi-heure à nous parler de la pluie et du mauvais temps, à déblatérer sur l'utilité du matelas, à honorer l'inventeur du lit et autres fainéantises, les songes reprenaient doucement la place, s'immiscaient dans notre discussion et m'obligèrent, mince! à succomber au désir du plaisir solitaire.

Chaque son de sa voix m'excitait, car les discussions subissaient un décalage entre mon acte paillard et les sujets dont il était question. Ce décalage avait un effet vulgaire qui me rendait chienne et salope, les deux à la fois, à tour de rôle. Plus il parlait d'une bêtise anodine, plus je prenais de plaisir à me toucher.

L'excitation était bien sûr à son comble car il s'agissait de mon meilleur ami! L' interdit et la vilainie de ce genre de complicité nous relie depuis quelques temps. C'est sale, ces mots prennent alors tout leur sens et je ne connais rien de pire pour faire monter la pression.
La saleté m'engouffra dans un puits de bien-être et d'euphorie. Je pensais à un second jeune homme.

Je l'imaginais sa tête entre mes cuisses, son regard insolent et timide. Et l'ami qui me parlait au téléphone... Dis tu es là? Oui, c'est que je suis fatiguée... Fière de mes mensonges, de ma jouissance, je m'imprégnais de chaque instant. Le lui dire? Non, je voulais faire durer le plaisir, je profitais de son ignorance. J'abondais de mouille.
Ah, quand je le lui dirais, ça le fera bander comme un fou, et il me reprochera de le lui avoir caché. Je sais qu'il adore savoir ça...

Il ne m'a pas crue sur le coup, tout à l'heure. Il pensait que je déconnais. Au bout des 1h45 de téléphone, il avait raccroché, fier de ne pas avoir parlé de cul avec moi, de n'y avoir même pas pensé. Mince, s'était-il dit alors, elle m'excite.

Je n'avais pu me retenir de laisser échapper un soupir étouffé au moment de l'orgasme divin...
Par Paquette - Publié dans : Ma fleur
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