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Dimanche 10 juin 7 10 /06 /Juin 22:43
Voici à nouveau une histoire d'un lecteur. A vous de plonger.



Une nuit, un regard, une phrase.
Un souvenir, en Corse.

Je file sur mes dix huit ans, c'est ma dernière colo. A cette époque, mon père, depuis plusieurs années, est directeur d'un centre en Corse pour une très grande compagnie d'assurance. Ca fait quatre ans que le rituel du mois de juillet sur l'Ile de Beauté revient avec la même excitation. C'est un endroit unique au monde.

Lors de ce séjour qui durait quatre semaines pleines, à deux reprises pendant trois ou quatre jours, on partait en rando par petits groupes de dix pour explorer, crapahuter à travers la Corse. Dernière semaine, encore une fois, je suis de la rando qui va se taper les sublimes gorges de la Restonica près de Corte dans le centre de la Corse. C'est somptueux, tout autant qu'affreusement difficile par grosse chaleur. Mais je m'en cogne, Angélique est là. Son regard bleu comme un lapis lazuli, brune et une sublime paire de seins. Je la désire depuis le début. Nous sommes complices mais je la sens inaccessible.

Si les journées sont souvent très chaudes à l'intérieur des terres, en montagne, près des gorges, les nuits sont fraiches. Par expérience, j'avais embarqué un duvet en plume d'oie, très grand. Assez pour y coucher à deux.
Le premier soir, après la bouffe et la corvée de vaisselle dans les eaux glacées des gorges, tout le monde s'écroula de fatigue. On venait de s'enquiller une terrible journée de marche.

Elle était près de moi, à quelque mètres, à la belle étoile, sur son petit matelas, recroquevillée dans son duvet. Je la regardais, espérant un regard, un sourire. J'étais nu dans mon duvet, j'avais presque chaud. Et alors qu'encore une fois j'allais me résoudre à rêver ses lèvres contre les miennes, elle me lança : "Je peux venir dans ton duvet, j'suis gelée."

Je me suis approché d'elle, collant mon petit matelas de mousse au sien, l'invitant à me rejoindre. Et là, tout est allé très vite. Une fois à l'intérieur, elle prit mes mains, un peu fraiches, en me disant : "Donne les moi, il n'y a qu'un seul endroit où tu sentiras de la chaleur, c'est là." Elle serra mes poignets très fort et posa mes mains entre ses cuisses. Je devinais une étincelle dans ses yeux, je devinais presque son regard irréel dans la nuit étoilée, les odeurs magiques du maquis corse. Je ne faisais plus attention aux autres à quelques mètres, aux bruits étranges des cochons sauvages, j'étais dans une bulle avec elle.

Elle ne portait pas de culotte, juste un tee shirt long. Je sentais la chaleur de son sexe. Elle approcha son visage, posa ses lèvres moelleuses sur les miennes, exerça un mouvement du bassin pour que son sexe touche ma main entre ses cuisses. Je me souviendrais toute ma vie de ce baiser. Je l'ai enlacé, l'entrainant sur moi. J'étais dur comme du marbre. Une dernière phrase m'acheva : "Prends-moi doucement. Très doucement."

Elle a ôté son tee-shirt, nous étions presque entièrement sous le duvet, où il faisait très chaud. Elle m'a embrassé encore et encore. Je caressais ce corps ferme, ses seins au galbe parfait comme on s'attarde sur quelque chose de rare. Ses jambes autour de moi à califourchon, elle me fit comprendre que c'était le moment. Le premier effleurement avec son sexe a été comme une décharge, elle était brûlante. Je me suis enfoncé d'un coup en elle, doucement. J'avais la queue qui me faisait mal, j'avais envie d'uriner, de jouir. Elle se plaqua contre moi longtemps sans bouger et pleura. Elle m'embrassa avec encore plus de fougue. Elle me caressa la joue et commença à bouger son bassin. Je posais mes mains sur ses fesses et imprimait un rythme léger. Je glissais un doigt dans son cul humide. "Non, pas là...enfin si, mais doucement, très doucement." Je bougeais de plus en plus, j'avais envie de tout lâcher. J'enfonçais d'un coup une demi phalange dans son cul. Elle me mordit l'oreille et serra ses jambes autour de moi, s'immobilisa. Elle donna deux coups de bassin qui me firent partir à mon tour. J'ai eu comme un trou, une absence. C'était merveilleux. Elle me glissa à l'oreille : "Je ne t'oublierai jamais." Nous nous sommes endormis dans cette position.

Nous sommes sortis ensemble jusqu'à la fin de la colo et après, pendant plusieurs mois.

Epilogue.

Douze ans plus tard, rue des renaudes à Paris dans le XVIIème arrondissement. Un samedi matin, vers dix heures, je sors de chez un pote chez qui je viens de passer une nuit indécente. Une chouille mémorable. J'ai l'haleine d'une hyène et je sens le requin mort. Dans cette rue, en allant à ma voiture, je croise une jeune femme, je la croise. Elle n'a pas changé, elle me reconnait. On prend un café, elle me raconte sa vie. Son mariage. Au moment de nous quitter, elle m'attrape le bras. "Tu sais, cette nuit là en Corse, c'était ma première fois. Je n'oublierai jamais." Elle m'a fixé avec ce regard que je n'oublierai jamais. Je ne l'ai jamais revue.
Par Paquette - Publié dans : Vos histoires à Vous
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